Découverte : Stéphane GAUTIER, l’enfance au cœur de l’oeuvre

Découverte : Stéphane GAUTIER, l'enfance au cœur de l'oeuvre

Découvert sur la dernière édition du salon Maison & Objet la semaine dernière, je tenais à vous présenter cet artiste plasticien qui détourne des symboles de notre enfance.

Stéphane Gautier réalise son premier tableau à l’âge de 13 ans, en décidant de coller et de peindre ses jouets sur une toile. Premier geste provocateur et genèse artistique qui, retrouvé des années plus tard, suscite émotion et reconnaissance de la part de tous ceux qui découvrent les objets affectifs qui ont marqué leur passé. A la suite de cette impulsion fondatrice, Stéphane Gautier ne se départira jamais de l’intérêt qu’il porte à l’enfance, selon lui, le seul moment où les besoins primaires s’expriment de manière universelle.

Inutile de chercher plus loin la raison de l’attachement que chacun porte à ces réalisations : c’est qu’elle les touche instinctivement.
Et pourtant, si par leur caractère symbolique et mémoriel, les pièces de Stéphane Gautier suscitent immédiatement l’empathie, cette séduction porte bien en elle un programme plus ambitieux.

Car il ne faut pas s’y tromper, si ce plasticien nous charme, c’est pour mieux nous faire réfléchir et ressentir le pouvoir de l’image : détournement de contextes comme ces « Happy Bears », accumulations de petits jouets – dé-marqués -, hiatus troublant entre le fond et la forme lorsque qu’un groupe de petits soldats en plastique s’agrège en grand cœur sur la toile…
Les réalisations sont jubilatoires, certes, et l’on y perçoit tout autant son savoir-faire que son enthousiasme, passant d’un médium à l’autre, utilisant toutes les possibilités d’un « ready-made » pour les transfigurer en tableaux, sculptures, objets surréalistes ou précieux… Tout y passe ou presque.

On le comprend cependant dans un second temps : l’art de Stéphane Gautier est en décalage permanent. Déplaçant l’objet d’un contexte à l’autre, réinjectant les symboles stéréotypés de l’enfance vers un environnement d’adultes, il détourne tous les codes de l’art traditionnel (tableaux, peintures, sculptures, dessins) pour se les réapproprier. Et c’est par cette distance ironique que ce créateur intuitif nous invite à un propos plus profond sur les moyens de la représentation, sur l’efficacité de la publicité et de la propagande et enfin sur la sacralisation et le détournement des nostalgies de l’enfance.

Découverte : Stéphane GAUTIER, l'enfance au cœur de l'oeuvre
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